© Laure Fuchs
Alors que la lumière du jour se fait de plus en plus rare et que l’épaisseur de la nuit devient presque pesante, quelques bêtes sortent de leur sommeil pour s’extirper discrètement des entrailles de la terre qui les abrite. Adossé à un imposant foyard, tapis dans l’ombre humide du sous-bois, seulement quelques mètres nous séparent. Il sont juste là, et ne distinguent en rien la forme que je représente sous le treillis qui me recouvre.
Le vent m’est favorable, et il m’est alors familier de les observer lors de leur longue séance de grattage. Peu à peu, ils se mettent à nettoyer leur terrier en excavant de la terre qui semble excéder les profondeurs de leurs si curieuse cachette. Le temps semble affaibli et les minutes ont une mine qui paraît alors suspendue dans le temps…
L’obscurité gagne de la profondeur, et mes yeux n’y voient presque plus. Seuls les mouvements aléatoires des trois lignes blanches de leurs visages sont encore perceptibles. Pouvoir observer cet animal essentiel entre chien et loup, durant les longues soirée d’été est un plaisir qui n’a d’égal que les souvenirs joyeux de ces instants privilégiés qui nous sont accordés de traverser.
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